Synergies labos-entreprises dans la baie des Anges

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La Côte d’Azur dispose d’un énorme gisement de matière grise, avec quelque 70 laboratoires de recherche et plus de 5 000 chercheurs répartis dans un rayon de 50 km autour de la Baie des Anges.
 Financement : 9 000 €
 Durée du soutien : 8 mois (février 2014 - octobre 2014)
 Nombre de bénéficiaires : 20 PME PMI
 Action réalisée par : Association Recherche et Avenir
 Action portée par : l'UIMM Côte d'azur

L’Université Nice Sophia Antipolis (UNS), avec ses 44 laboratoires et de ses 1400 doctorants, fait partie des 20 établissements français apparaissant dans le classement de Shanghai. « Cette richesse intellectuelle n’est malheureusement pas assez mise à la disposition des entreprises en quête d’innovation, » regrette Stéphanie Godier, astrophysicienne et directrice de l’association européenne Recherche et Avenir. Ce constat est la raison d’être de RUE, pour « Rapprochement Laboratoires Entreprises », une opération portée sur les fonts baptismaux par une véritable coalition d’acteurs : l’union patronale, l’UIMM, le fonds F2i, le Medef national, la DRRT, la chambre de commerce, BPI France, l’Université de Nice-Sofia Antipolis et sa Fondation, trois collectivités territoriales et le Pôle Enseignement Recherche Sophia Antipolis Nice (Persan) qui regroupe lui-même onze organismes de recherche publique. L’association Recherche et Avenir est l’opérateur et le « connecteur » laboratoire/entreprises.

 Surmonter les préjugés

« Le principal obstacle à surmonter est d’ordre culturel, constate Caty Conraux, directrice en charge du projet à la fondation universitaire Nice Sophia Antipolis. Il subsiste énormément de préjugés de part et d’ordre, qu’il faut surmonter pour rapprocher les deux mondes. En fin de compte, c’est toujours une histoire d’hommes et de femmes. Il faut qu’ils se rencontrent. »

Concrètement, après une phase de mobilisation des acteurs, d’information et de prospection menée auprès des entreprises, mais aussi des laboratoires, une opération de détection de projets d’innovation a été menée en 2014 via des visites d’entreprises. « Nous avons ainsi ‘qualifié’ 25 entreprises et 21 laboratoires, raconte Stéphanie Godier. Après quoi nous avons mené des entretiens ‘one-to-one’ de mise en relation des entreprises avec les laboratoires pertinents. A l’issue de cette phase, 70 % des projets ont débouché sur un partenariat possible. A ce jour, trois collaborations sont déjà montées, six sont en cours de négociation et trois sont en projet. »

Les modalités de collaboration vont du classique contrat CIFRE à la mise à disposition d’un stagiaire ou d’un étudiant en projet de fin d’étude, en passant par des contrats de recherche ou des transferts de technologie. Après une première phase pilote de huit mois, jugée globalement concluante, le projet va entrer dans une seconde phase. La SATT Sud-Est, l’Incubateur PACA-EST et le CNRS rejoignent le comité de pilotage du dispositif, qui entre dans une seconde phase de déploiement en 2015.