L’Aquitaine innove dans l’accompagnement de l’innovation

Equipment Check
Les entreprises d’Aquitaine bénéficient d’une large palette de dispositifs censés les aider à innover. Agence de développement, clusters et pôles de compétitivité, centres techniques, clubs, programmes européens, sans oublier les syndicats professionnels… pour une PMI, même dynamique, il est parfois difficile de se repérer dans cet écosystème riche mais touffu.

« Pour aider efficacement les entreprises, il ne faut pas parler d’innovation en général – un concept souvent assimilé à l’innovation technologique- mais partir de leurs projets concrets et les aider à faire le lien avec les ressources pertinentes qui vont permettre la mise en oeuvre », explique Alexandre Le Camus, secrétaire général de l’UIMM Gironde-Landes.

Porté par l’UIMM Aquitaine et soutenu par le fonds F2I, le projet « PMI en AQT », opérationnel depuis le 1er mars 2015, ambitionne de mettre en place à grande échelle sur le territoire l’interfaçage entre les projets des entreprises, les réseaux et dispositifs de soutien et de financement et le monde de la recherche. Le lien entre ces mondes passera par une « task force » regroupant les principales forces vives de l’écosystème aquitain : agence Aquitaine développement, BPI, laboratoires de recherche universitaires, écoles d’ingénieurs, etc.

 Innover au sens large

« Nous partons du principe que l’innovation n’est pas que technologique, précise Alexandre Le Camus. Notre dispositif va donc s’articuler autour de six axes d’intervention. » Ces axes vont du management global de projets technologiques à l’innovation sociale et au marketing, en passant par la transformation digitale ou les problématiques spécifiques de l’optimisation économique et technologique des processus, jusqu’à la promotion du « métissage » technologique pour réaliser des produits ou service.

Un chargé de mission à plein temps vient d’être recruté pour prospecter les entreprises et les aider à définir leurs besoins et les ressources à mobiliser, jusqu’à la présentation de leur projet devant la task force. Un autre chargé de mission gérera l’ingénierie financière. L’accompagnement proprement dit comportera des actions individuelles et collaboratives, de la formation, de l’expertise et éventuellement le recours à des stagiaires, étudiants en alternance (élèves-ingénieurs) ou doctorants issus des institutions partenaires du projet. Une quinzaine d’entreprises devraient bénéficier du dispositif en 2015, une vingtaine en 2016 et 25 en 2017.