Cybercriminalité : la Bretagne monte au créneau

cybercriminalité
Les réseaux informatiques en général et le web en particulier font planer de nouveaux risques sur les entreprises. En Bretagne, une université et un syndicat professionnel unissent leurs forces pour créer de la connaissance scientifique et opérationnelle sur ce sujet neuf et en faire profiter les entreprises de la région.
 Financement : 340 000 €
 Nombre de bénéficiaires : 15 à 20 PME-PMI par an
 Action réalisée par : Université Bretagne Sud
 Action portée par : UIMM Ile et Vilaine

Baptisé « Cyberdéfense », l’opération, dans laquelle l’Université Sud Bretagne a fortement investi en termes de locaux, d’équipements et de matière grise, est soutenue par l’UIMM 35-56, le fond F2I et les collectivités locales (Région, département du Morbihan, agglomération de Vannes).

Cyberdéfense comporte d’abord la création d’une chaire de recherche, unique en Europe, sur les risques liés à la cybercriminalité, leur prévention et la gestion de crise. Le programme de recherche, qui a démarré fin 2014, durera trois ans et vise à élaborer des méthodologies de référence en matière de cybersécurité.

En parallèle à cette chaire, l’Université de Bretagne Sud se prépare à ouvrir sur son campus de Vannes un « centre commun de gestion de crise cybernétique » qui servira à la fois d’espace de recherche, de formation et de simulation, de lieu d’échanges université-entreprises et de plateforme de test et d’entraînement pour les personnes et pour les outils (logiciels, composants informatiques, etc.)

 Comme dans un cockpit

« Le centre est actuellement en cours d’aménagement et d’équipement et sera ouvert à la fois aux enseignants-chercheurs et à leurs étudiants et aux entreprises ‘clientes’, précise Guillaume Dilas, en charge du projet à l’UIMM Ille-et-Vilaine et Morbihan. Les entreprises qui voudront venir y tester leurs systèmes et outils de gestion de crise pourront le faire à des conditions très avantageuses. On pourra simuler toutes sortes de situations, comme dans un cockpit. »

La participation du monde économique au dispositif passe en amont par la création d’un « club de partenaires » fédérant des entreprises de toutes tailles (dont Orange et Alcatel), qui devrait peu à peu s’élargir mais comptera essentiellement des PME, dont 1/3 industrielles. Le club se réunira à l’occasion de rencontres scientifiques ou d’événements divers. Quant aux entreprises utilisatrices, elles seront entre 15 et 20 par an à profiter de cette toute nouvelle plateforme, dont l’inauguration est prévue à l’automne 2015.