Prix de l’Entrepreneur de l’année l’Express-E&Y

Nos champions industriels gagnent à être connus…

Connaissez-vous ACB ? Cette PMI nantaise, qui construit des machines pour l’industrie aéronautique, vient de remporter le trophée 2015 de « l’entreprise globale » pour la région Ouest, décerné le 24 septembre à Rennes dans le cadre du « Prix de l’Entrepreneur de l’année » organisé par Ernst & Young et L’Express. Dirigée par Eric et Philippe Guyon, l’entreprise réalise 80 % de son chiffre d’affaires (83,4 millions d’euros) à l’international, mais se distingue également par un niveau de rentabilité remarquable (22,29 %), qui la classe douzième au palmarès des 150 entreprises les plus rentables de France, qui sert de base à la compétition. Avec ses 170 salariés, ACB fait partie de ces champions industriels peu connus du grand public qui innovent, embauchent, exportent et mènent avec ténacité la reconquête industrielle. Elle n’est pas la seule : AGS, Radiall, Sepro Group, Outilacier, CRM, CMF Structures, AGS, Le Bélier, Europe Technologies, Urbasolar, Costral, Latecoère sont quelques-unes des 150 entreprises françaises qui étaient cette année éligibles à la compétition organisée par Ernst & Young dans 58 pays.

Parmi ces « pépites », on ne trouve pas seulement des firmes du e-commerce ou du cloud computing. Du panneau photovoltaïque aux lignes d’embouteillage, du robot cinq axes aux portails métalliques et à la connectique, les champions industriels du cru 2015 excellent dans l’automobile, l’aéronautique, le ferroviaire, mais aussi dans les énergies renouvelables, la domotique ou les services à l’industrie (voir tableau ci-dessous).

« Les critères requis sont les mêmes pour tous les secteurs, précise Patricia Salentey, en charge de l’opération au groupe Express. Peuvent participer les entreprises indépendantes (n’appartenant pas à un groupe et dont le dirigeant détient au moins 10 % du capital), dont la rentabilité a été d’au moins 3% en 2014 et la croissance cumulée sur les quatre derniers exercices d’au moins 20 % jusqu’à 100 millions d’euros et 15 % au-delà. La barre est placée haut et cependant, chaque année, nous voyons émerger de nouveaux champions. »

Comme ACB, qui est sur le point de boucler un investissement de 20 millions d’euros, entamé il y a trois ans. L’entreprise développe (entre autres) une technologie de soudage par friction linéaire. Cette technique sans fusion permet de réduire l’usinage et donc les pertes de matériaux. Ce programme, mené dans le cadre de l’IRT Jules Verne, touche à sa fin et permettra à ACB de vendre aussi bien les machines que les pièces ainsi soudées aux avionneurs du monde entier.